Tunnel / Urbain, trop Urbain

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Vase communicant : Urbain, trop Urbain

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La tempe contre la vitre froide, le goudron résonne toujours derrière le front. Le coude cherche à se dégager de la portière, ankylosé. Les épaules ramènent les clavicules et les doigts prolongent les poignets, ça y est. Chaleur des cuisses qui se rassemblent. Alors les genoux se déplient, – et détendent le diaphragme. Un soupir lourd remonte parmi les côtes jusqu’à la langue, épaisse, sans soulèvement du thorax – carcan de la douleur du jour. Ne pas ouvrir, sauf les paupières. Entre les cils sans larmes le tunnel – sèches entre les néons qui défilent trop vite pour les compter. Compter les ans, compter les gens. Over.

- Quelle heure il est ?

- Bientôt quatre heure et quart.

- Tu tiens ?

Une bouffée répand sa fumée jusque dans les narines. Les larmes sont dans la bouche. Ne rien ouvrir ou crier. Les larmes contre les dents. Et le goudron contre la gomme derrière le front.

- A la sortie, je prends.

Claire Dutrait pour Urbain, trop Urbain

Commentaires

[...] écrit par Daniel Bourrion, qui invite sur son site le texte Tunnel dans le cadre du projet de vases communicants: “le premier vendredi du mois, chacun écrit sur le [...]

[...] Daniel Bourrion et Urbain trop urbain [...]

prenant - le rythme, la composition de l'ensemble

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