Crash #2

Onglets principaux

, se dupliquer immédiatement vers l'un des serveurs de secours mondiaux - en plus des backups automatiques standards et publics, mais d'assez mauvaise qualité (...), qui tournaient à intervalles réguliers pour tous, nombreux étaient ceux qui souscrivaient à divers services plus ou moins onéreux apportant des sécurités supplémentaires à ceux qui pouvaient y accéder financièrement." data-share-imageurl="">

" A l'instant précis où tous les signaux d'alerte ont commencé à converger vers ce qui allait sans doute s'avérer une avarie majeure, ce que la suite confirma, mon système a fait ce qu'il devait faire, se dupliquer immédiatement vers l'un des serveurs de secours mondiaux - en plus des backups automatiques standards et publics, mais d'assez mauvaise qualité (...), qui tournaient à intervalles réguliers pour tous, nombreux étaient ceux qui souscrivaient à divers services plus ou moins onéreux apportant des sécurités supplémentaires à ceux qui pouvaient y accéder financièrement. "

{ et qui plus est, limités dans le temps puisque la loi et les nécessités économiques d'une puissance publique n'étant plus en mesure depuis des décennies d'assurer de manière pérenne ce service de base faisaient qu'il était d'usage, 10 ans après la fin de tout contrat de support-avatar, d'archiver par gravure les enregistrements de l'individu dans un état statique sur des disques de verre nanostructuré entreposés dans des lieux tenus secrets et qui n'avaient jamais eu de nom, bien que tout le monde en parle comme des sortes de cimetières modernes ce qui était, à proprement parler, un abus de langage : personne ne s'était jamais relevé d'un cimetière de l'ancien temps mais il arrivait que l'on se réveille depuis sa galette de verre pour peu qu'un de vos descendants trouve les moyens financiers nécessaires à votre retour en état actif, soit virtuellement quelque part sur un réseau informatique, soit dans la "réalité" en vous payant, en plus, un support-avatar digne de vous...

(...) ce qui ne manquait pas de poser quelques problèmes, les vivants se retrouvant à côtoyer d'aucuns revenus des limbes et remplissant les conversations d'histoires passées, de têtes oubliées de tous (et je ne parle même pas des supports avatars dont les visages choisis sur catalogue à la commande étaient souvent bien loin de l'apparence première de leur propriétaire), de pays dont on ne savait plus vraiment lesquels ils étaient et dont on ne trouvait traces que dans les très anciennes encyclopédies en ligne, les temps se repliant en conséquence les uns sur les autres au point qu'il devenait difficile parfois de savoir où l'on était non pas tant dans l'espace (lui-même mis à mal quand les réseaux apparus le siècle d'avant avaient quelque peu brouillé les cartes) que dans le flux du temps...

(...) ces usages ayant en outre fait émerger de nouvelles pathologies mentales sur lesquelles les psycho-commissaires commençaient à peine à se pencher et dont les plus connues étaient celles ressortissant d'un ensemble de syndrome dits des tempo-errances touchant des individus décidant plus ou moins volontairement (ce point constituant une partie du débat éthique autour de ces maladies) de brouiller tout repère temporel autour d'eux comme de leurs parcours en utilisant pour ce faire, entre autres, divers clichés et vidéologrammes censés témoigner de leurs dires, lesquels supports, examinés d'un peu près, se révélaient toujours retouchés par des officines ayant pignon sur rue et arguant face aux critiques quant à leurs pratiques qu'après tout, chacun devait pouvoir décider de son passé, argument difficile à contrecarrer, il faut le reconnaître }

Licence Creative Commons