Un rêve, et Natalie Portman (3)

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Nous n'avons pas non plus pris tous les deux un verre ensemble comme ça, simplement assis au bord d'une plage où des rouleaux tranquilles viendraient s'effondrer sans faire plus de bruit que nécessaire pour ne pas troubler le silence se posant de temps à autre dans la conversation et qui ne gênerait personne, c'est à cela qu'on sait quand les gens s'aiment bien, au silence qu'ils laissent venir et là il serait là, un silence plein de riens qui font les liens, une amitié, juste cela qui arrive peu ou bien qu'on ne voit pas, on se sait pas toujours où il faudrait regarder pour distinguer ce qui crève les yeux, non, nous n'avons jamais pris un verre les pieds dans un sable tiède de fin de journée chaude pendant qu'au loin se couche un soleil rose et sang sur lequel se dessinent des silhouettes de promeneurs et les mouettes, et les mouettes, accessoire essentiel.

Pour tout dire, je n'ai jamais rencontré Natalie Portman, ce qui n'étonnera personne, mais je me souviens bien de la toute première fois où j'ai vu son visage sans savoir même qui elle était et c'était dans un film dont je ne sais le titre, cela n'importe pas, ce qui importe est que les fois suivantes elle était là aussi sur l'écran grand et que je ne savais toujours pas qui elle était mais je reconnaissais ses traits et c'était ça qui m’importait, de reconnaître un visage connu, et que j'avais toujours connu — je veux dire par là, avant même la toute première fois.

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