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Ensuite, il y aurait :

  • le Zénith aux références perdues depuis, acheté en soldes dans un hypermarché, comme ça, en quelques minutes, parce que l’idée d’une machine portable me trottait dans la tête depuis un moment et que ce jour-là, la promo était vraiment inratable (celui-là aussi, il serait acheté à crédit — je te dis, on ne change pas) ;
  • un IBM Thinkpad acheté d’occasion via Internet, mon premier achat en ligne sans doute, et c’est dire que le temps avait coulé sous les ponts depuis le Logabax dont il était question au tout début d’ici ;
  • le premier Mac, un monobloc, sorte de reminiscence du Logabax encore — lui, le Mac, me serait repris par une boîte spécialisée dans l’occasion suite à achat de mon premier Macbook, et je me souviens que la livraison du « vieux » et la récupération de la nouvelle machine avaient eu lieu directement dans les locaux de l’entreprise qui ne travaillait que sur Internet, parce que j’avais discutaillé directement avec le commercial et qu’il m’avait finalement proposé qu’on travaille « face to face » (c’était ses mots), ce qui explique que j’avais débarqué, un vendredi soir d’hiver, dans un de ces bâtiments qui, dans la banlieue de M*, accueillent pour quelques semaines ou pour des années des boîtes dont on n’entend jamais parler, et qu’on avait fait notre échange comme ça, au beau milieu du hall d’accueil (ben non, je ne suis jamais rentré dans leurs bureaux mais je suis reparti content avec cette minuscule boîte calée dessous le bras — pas de risques dorsaux, pas ce coup-là — jusqu’à ma voiture où, quand même, j’ai vérifié que le carton n’était pas vide) ;

puis tellement d’autres encore que je mélange tout maintenant (je ne parle même pas des ordis croisés au boulot, qui changeaient si souvent qu’on ne savait plus à force sur quoi on travaillait) dans une longue cohorte de claviers, d’écrans toujours plus grands, toujours plus plats, jusqu’à ce que le monde bascule avec le net (mais c’est une autre histoire, il n’y a plus de machines là-dedans).

Voilà. Les souvenirs numériques s’arrêtent là. Je ne sais pas pourquoi je suis parti là-dedans, et puis surtout pourquoi je te raconte. Je ne sais pas. Ça doit dire quelque chose de moi, ces histoires-machine, mais je ne sais pas quoi. Peut-être que ça marque un passage entre moi et moi, que ça raconte comment je suis sorti d’un monde de pioches et de truelles pour passer dans un monde de clavier et de souris. Parfois, je me dis que le résultat est presque le même en fait,  parce que dedans je suis resté là-bas, mais j’essaie de ne pas y penser. Allez, arrête de te marrer, vide ton verre, c’est ma tournée.

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