Une sorte de journal — 2017

Onglets principaux

Un vide quand il faut choisir le silence ; à marcher dans un rêve, je perds finalement des pas ; dans le blanc c'est un geai, sa pertinence voisine.

Après, ouvrir le vin, en boire un verre, dormir d'un sommeil sans rêves ; très loin le lieu et puis déjà son temps, cela n'a peut-être jamais été ; nous sommes de luttes accumulées.

Ta solitude je n'y peux rien, elle tient le rosier droit ; quelques bulbes pour outils ; de boue, cette poussière légère et grise, une neige.

Ce sont trognards juste sortis des temps, une garde rude et rugueuse ; ce bleu d'éternité, porcelaine fine ; de voix la tienne, plus l'autre ; où sont passées mes heures, et toutes ?

Une trouée et l'on regardait dans le temps pour voir si l'on ne s'y distinguait pas juste marchant le long du temps ; usé le corps, une vieille courroie de cuir ; peut-être le pire, cet isolement, monde lointain, un monologue.

Fermer la porte des morts ; l’éveil du chèvrefeuille, son feu dans la tournée des rues ; et quant à revoir la lumière elle aura ton visage.

Faire son deuil des vivants ; ainsi rien n'a changé mais tout pourtant aussi, l'étoffe de l'orage roulée serrée noire dessus la pierre jaune, une avenue parfois l'autre, de la rue je sais tout.

Dans le tiroir du temps la patience d'un ressort intact ; j'ai refermé la porte, tu sais toujours la route ; du sable, seulement du sable, ta voix en chapelet.

Sortir enfin des zones de guerre ; du béton les pliures, un gris vraiment fini ; après la dernière ligne, reprendre à foison des chemins — ce n'est pas écrire qui dira mais il n'y a rien d'autre.

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