Révisions pour « Une sorte de journal — 02 juillet 2017 »

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jeu, 08/24/2017 - 19:53 par dbourrion
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jeu, 08/03/2017 - 17:08 par dbourrion
dim, 07/02/2017 - 08:19 par dbourrion
dim, 07/02/2017 - 08:08 par dbourrion
dim, 07/02/2017 - 08:06 par dbourrion

De l'autre côté du monde, il reste la route même sous son ciel impassible, les deux hommes et chapeaux ; ici s'invente sans cesse une littérature muette.

Une meute d’aube à l’autre rive, alerte, alerte sur le chemin rouge de poussière ; seulement attraper d'une main le premier fil puis le reste suivra — je crois que c'est l'ordre des choses et ce pourrait être ce fil.

À moisson de l’éveil, poussière ; nous parlons mais de vide ; ce n'est rien c'est le tronc et sa souche levée, un printemps parmi d'autres, le tien est loin posé, j'en sais même le nombre comme sa forme sereine.

Il suffirait de se pencher ; ils alignent les âges dans une grande bousculade ; toute une littérature entre les moments disparus et ceux qui n'arriveront pas — les premiers engoncés même dans cette gangue qu'on est.

Trois loin là-bas à la futaie et donc le bond, blanc le toupet, un effleurement, le champ très vide de la présence ; mûres noires hautes, une pleine poignée, leur sang sur moi ; retour amont le dormeur las, seulement son dos, pour le visage, une invention — de tous les pas, tous les sentiers, il témoignera.

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